Hypnose thérapeutique offerte à Dominique par les hypnodingues
Hypnose thérapeutique
offerte à Dominique
par les hypnodingues
Table des matières
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Induction de l’état modifié de conscience,
par Christophe
Tu respires calmement, tranquillement. Et doucement, tu fermes les yeux. Et imagine que tu es dans les vertes montagnes de pâturages où tranquillement paissent des troupeaux de moutons. La vue est magnifique ! L’air est pur. Il sent bon. Il est revigorant. Nous allons en profiter pour prendre une grande bouffée d’air.
Imagine : tu es dans l’alpage, les montagnes découpent le ciel d’azur, les lacs brillent avec des reflets argentés sous le soleil. Tu sens probablement déjà le bien-être qui te gagne. Assise, au milieu des moutons qui bêlent, les chiens parfois font un peu de bruit et assurent la sécurité du troupeau. Le berger veille, veille et guide de la voix, cette voix qui pourrait bien être ta propre voix ou celle d’un ami bien sûr.
Passe une blanche colombe dans le bleu du ciel. Le berger te confie un agneau qui vient de naître. Tu le prends tout contre toi. Il est chaud, il est chou, d’un blanc immaculé. Sa respiration abdominale, tout comme la tienne, est légère et régulière. Il te regarde un peu étonné. Il bêle.
Alors que la musique, douce mélodie, chaude à ton cœur, se promène de sommet en sommet, caresse tes oreilles. Tes mains baignent dans la douceur de la laine naturelle. L’agneau respire calmement. L’air fait frissonner ses narines, il respire de plus en plus calmement. Tu sens son ventre contre ton ventre. Tu vois, vous respirez profondément. Son ventre monte, descend, au rythme des respirations d’une exquise profondeur.
Tu vas maintenant dans ton for intérieur et par trois fois, prononcer ton mot secret.
Bien. Maintenant au rythme des respirations, tu vas compter les moutons : un, deux, trois. Toujours plus profondément, compter les moutons. Alors que tu sens probablement déjà le sommeil qui te gagne. Les mains dans la laine chaude. Tu sens son ventre qui monte, descend. Lentement, de plus en plus lentement, et puis, plein d’amour dans les yeux, il s’endort aussi profondément avec confiance bien sûr.
À chaque respiration, tu continues de compter les moutons, tu regardes les agneaux téter, les brebis mâcher l’herbe, ils prennent tout. Tout comme ton inconscient en fonction des besoins des progrès de chaque instant en fonction du moment tout ce qui est bon pour eux et seulement ce qui leur est nécessaire.
Les moutons suivent les bergers qui les guident vers les meilleurs pâturages. Les bergers suivent les étoiles et rêvent immuablement, et ce depuis la nuit des temps. Les bergers que tu connais peut-être, guident tes rêves et content, content des histoires bien sûr.
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Métaphore une, première partie,
par Lætitia
Et je te raconterais bien l’histoire de cette petite fille qui s’appelle Alice. La planète sur laquelle elle vit est formée d’une multitude d’îles de toutes formes. Alice vit sur l’une d’elles. Son île est dévastée par la sécheresse et par les guerres. Alice est donc très triste, car elle se sent coupable de faire partie de la race humaine. Cette race qui détruit la nature, et qui se détruit elle-même par des guerres inutiles. Elle se sent indigne de recevoir du bonheur dans la vie et d’être fière d’elle. Elle pense que l’espoir de la guérison de son île et de tout ce qui y vit s’est évaporé. Ce mal-être l’écrase. Sa tristesse est telle, qu’elle s’interdit de pleurer, de rire, de vivre.
Ce jour-là ou plutôt cette nuit, la petite fille est réveillée par une belle petite fée. La fée lui propose de partir faire un voyage avec elle. Alice accepte malgré un sentiment d’à quoi bon. La petite fée saupoudre alors Alice de sa poudre magique et les deux amies peuvent s’envoler. Elles passent au-dessus d’îles en guerres, d’îles asséchées et grises, mais également au dessus d’îles qui semble retrouver leurs paysages d’origine. Puis elles arrivent sur une île. Une île magnifique recouverte d’une belle prairie fleurie aux couleurs douces et lumineuses, aux parfums envoutants où la douceur de vivre rayonne. Elles arrivent vers un homme qui s’appelle Manuel. Cet homme est chaleureux, souriant, joyeux. La fée demande à Manuel d’expliquer à Alice l’histoire de cette île. « Quand j’étais petit, dit-il de sa voix douce et envoutante, cette île avait été complètement brulée et asséchée par mes ancêtres, et la vie s’était envolée. Ça m’avait rendu si triste. »
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Métaphore deux, première partie,
par Catherine
Pendant ce temps, je te raconterais bien l’histoire de Leila. Est-ce une légende, est-ce vrai ? Nul ne le sait.
C’était un soir de juin, les lanternes des barques de pêche avec les réverbères de la corniche et les étoiles faisaient une ronde de lumière couleur safran, couleur diamant. Les branches des palmiers bougeaient doucement sous le souffle du vent. On aurait dit que la mer épousait le ciel.
Il faut dire qu’à Babalou, les gens étaient heureux. Car en ce temps-là, on savait y vivre ensemble, même si on ne se ressemblait pas, si on ne parlait pas la même langue et on ne goûtait pas aux mêmes plats. On était musulman, chrétien ou juif, on venait de pays voisins ou de l’autre côté de la mer, on vivait là depuis toujours, depuis quelques centaines d’années ou moins. Cela n’avait pas d’importance. Et on aimait ça, ce mélange d’yeux bleus et noirs, de peaux claires et cuivrées, d’accents et d’habitudes. On était heureux, vraiment.
Ce soir-là, au bout de la corniche, une maison était illuminée de partout. C’était une maison blanche et basse avec une terrasse qui avançait dans la mer comme la proue d’un bateau. Leila inspectait sa terrasse si belle sous la nuit. Il fallait que tout soit parfait, car ce soir, comme tous les soirs de lune nouvelle, Leila donnait une fête en l’honneur des enfants. Pourtant, contrairement à l’habitude et sur la demande des enfants, ce fut Leila qui se raconta :
« Je vivais depuis ma plus tendre enfance chez le vieux Charlie, un artisan qui m’hébergeait, me nourrissait et me transmettait son art. Je l’aimais. Un soir, un homme s’est présenté à l’atelier et a demandé qu’on lui confectionne un petit coffret en bois de chêne. Il fallait qu’il soit sobre avec une solide serrure, car il voulait y déposer un trésor rare, le plus précieux de son héritage. Il fallait faire vite, car son bateau levait l’ancre le lendemain pour retourner à Malabar, sa ville d’origine.
Nous avons travaillé toute la nuit, suivant les indications et instructions de notre client. J’y mettais toute mon ardeur et Charlie, son talent et son expérience. À l’aube, le coffret était terminé. Je ne pouvais en détacher mon regard, je l’effleurais, je le touchais, il me semblait que je ne pourrais jamais m’en séparer. En taillant et ciselant le bois, je me répétais les mots de l’homme : un trésor rare allait y être déposé, un héritage précieux. La curiosité faisait des nœuds dans mon estomac et me chauffait le crâne.
À l’heure dite, le propriétaire du coffre était de retour. Il nous a beaucoup félicités, l’a payé et est parti. Et alors, je ne sais pas ce qui m’a pris : j’ai annoncé à Charlie que je quittais Babalou. C’était plus fort que moi : je devais partir, suivre le coffre en bois de chêne jusqu’à Malabar et découvrir quel fabuleux trésor allait y être enfermé. Étrangement, au lieu de me retenir, Charlie a éclaté d’un rire heureux :
Oui, ma petite, pars ! Va à Malabar.
Il m’a donné un peu d’argent et son écharpe de laine. Puis il m’a embrassé chaleureusement et poussé doucement hors de l’atelier.
Deux jours plus tard, du pont du bateau, je voyais apparaître les côtes de Malabar, la ville était là, dans la brume du petit matin, belle et délicate. Nous avons débarqué et j’ai suivi le propriétaire du coffret en étant aussi discrète que possible. Il s’est arrêté devant une maison blanche et basse au bout de la corniche et il y est entré.
J’ai appris par les enfants du quartier, que l’homme au coffret s’appelait Ménélas et qu’il cherchait quelqu’un pour le seconder dans ses travaux et de mystérieuses expériences. Le lendemain, je me présentais à sa porte. Il ne m’a pas reconnu et m’a embauchée sur le champ.
Ménélas était un grand savant, il passait une partie de ses jours et de ses nuits à étudier. J’ai passé dans sa maison sept années étourdissantes, absorbant le savoir de Ménélas, avec joie et reconnaissance. »
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Métaphore trois, première partie,
par Marie-Anne
Moi, je vais te raconter l’histoire de Gwendoline, une jolie petite fille dont les parents ne voulaient pas. C’était comme ça, l’enfant de trop, l’enfant non désirée. Ce sont des choses tristes, mais qui arrivent et personne n’y peut rien.
Pourtant c’était une très mignonne petite fille avec de grands yeux bruns et un magnifique sourire. Elle était triste, car elle ne comprenait pas pourquoi on ne l’aimait pas. Elle faisait de son mieux pour capter l’attention de ses parents, mais rien n’y faisait. On la repoussait toujours. On l’ignorait.
Comme Gwendoline était malheureuse et qu’elle voyait bien qu’on ne voulait pas d’elle, elle prit l’habitude d’aller se réfugier au fond du jardin dans un cabanon sombre où personne ne pouvait la voir. Il y faisait froid. Et personne ne venait la chercher. Alors elle pleurait. Elle était triste, la petite Gwendoline et elle s’enfermait dans son chagrin.
Dans ce cabanon sombre, il y avait juste une ouverture, une toute petite fenêtre, tout juste à la hauteur de ses yeux. Et parfois, en se mettant sur la pointe des pieds, Gwendoline observait le jardin, plein de fleurs l’été et elle pouvait sentir l’odeur du lilas, des lys, des roses et de bien d’autres fleurs encore. Elle aimait cela et aurait bien voulu aller les voir de plus près, mettre son nez sur ces fleurs pour sentir leur odeur, mais elle n’osait pas.
Il y avait aussi un grand chêne majestueux au fond du jardin et un jour fût installé sur une de ses branches une balançoire. Des enfants, des filles et des garçons, prirent l’habitude de venir jouer sous le chêne et se balancer. Ils s’amusaient bien entre eux. Elle les enviait d’être si heureux, mais n’osait pas aller les rejoindre de peur d’être rejetée.
Un jour, les enfants eurent envie d’aller voir cette cabane qu’ils apercevaient de loin et découvrirent Gwendoline. Elle leur plut tout de suite et l’invitèrent à venir se balancer avec eux et jouer. Elle aimait bien les voir, s’amusait bien avec eux, mais restait craintive. Dès qu’ils étaient partis, elle retournait dans son cabanon.
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Métaphore quatre, première partie,
par Nicolas
Mais je vous raconterais bien aussi l’histoire de Frédérique. Frédérique adorait son grand-père. Il ne pouvait retenir son impatience lorsque chaque dimanche, ils allaient, avec ses parents, à la campagne, rejoindre son « pépé ». Lorsqu’ils arrivaient cependant, Frédérique ne montrait plus rien de cette joie qu’il avait au fond de lui. Et pourtant il adorait, quand pépé lui lisait des contes fantastiques au coin du feu, les dimanches de pluie. Mais il ne le montrait pas. Et s’il faisait beau, son cœur bondissait de joie rien qu’à l’idée que pépé l’emmènerait au ruisseau et qu’ils y construiraient un barrage qui lui semblerait gigantesque. Mais là encore, Frédérique, malgré son bonheur, ne montrait rien à son grand-père.
Le temps s’écoulait. Frédérique grandissait. Et un jour, son grand-père tomba tellement malade, qu’il fallut l’opérer de toute urgence. Et patatras, l’opération échoua et pépé mourut.
Frédérique ne montra pas sa peine. Il fit comme avec sa joie. Il la garda à l’intérieur de lui. Et pendant bien des années, il en voulut beaucoup à son grand-père d’être parti sans même lui dire au revoir.
Mais une nuit, il fit un rêve étrange. Son pépé flottait au-dessus de son lit et brillait d’une lumière douce. Frédérique reconnut tout de suite les traits de son visage et le son de sa voix. Dans son rêve, Frédérique ne put s’empêcher de sangloter et de lui reprocher d’être parti sans même lui dire au revoir.
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Métaphore cinq,
par Monique
Et voici l’histoire de la petite Amina qui vit en Afrique dans les forêts denses où les indigènes pratiquent une agriculture nomade. Chaque année, ils abattent des arbres les laissent sécher puis les brûlent pour planter dans les cendres des patates douces, des piments, des bananes. En cultivant cette terre fertilisée par les cendres. Les hommes lui donnent une autre forme de vie et après quelques années ils l’abandonnent. Sur cette terre laissée en jachère, petit à petit, la richesse de la forêt est restaurée par une végétation nouvelle et naturelle. Alors Amina s’extasie de voir les arbres repousser et les animaux revenir. Son peuple peut alors à nouveau y chasser et cueillir des plantes sauvages pour se nourrir et se soigner.
Un jour, alors qu’Amina cueillait des baies sauvages, son oncle Mahdi, à la recherche de plantes qui guérissent, lui raconta que dans la région où il travaille, les paysans utilisent maintenant des engrais pour fertiliser leurs cultures. Mais auparavant, comme ici, ils faisaient brûler leurs champs pour fertiliser le sol épuisé. Mais parfois, le feu prend, on ne sait ni pourquoi ni comment, mais il prend quand même. Et bien sûr, nous regrettons, souvent longtemps, les belles forêts verdoyantes que les flammes nous ont arrachées. Et je ne sais pas combien de temps il faut pour accepter que le feu apporte aussi un renouveau, une vie différente. On peut abîmer, vaincre, réduire à néant tous les hêtres, les chênes et les bouleaux d’une forêt, mais le feu ne peut ruiner la richesse de la terre. Car le sous-sol possède en lui de quoi nourrir tout un nouveau projet de forêt. Et comme ici, vois-tu, ce sont les cendres de ces beautés détruites qui enrichissent la terre. Et bien sûr, à première vue, on pourrait penser que cette terre noircie et nue n’est pas hospitalière, mais on se trompe bien sûr. Car c’est bien parce qu’elle est vierge, qu’elle est capable d’offrir l’hospitalité, d’accueillir l’herbe folle, les arbres et les fleurs et même les plantes qui soignent. Ce qui est merveilleux, c’est que sur cette terre brûlée pourront s’installer les graines d’une vie nouvelle. Le vent se chargera de disséminer les graines des végétaux et les emportera là où elles pourront germer et se développer. Vois-tu, quand on regarde les choses de l’extérieur, on pourrait penser que le vent est hostile aux graines parce qu’il les sépare de leur arbre protecteur et les chasse loin de leurs origines.
Mais au fait à quoi sert le vent ? Le sais-tu Amina ? Le vent sert à donner l’impulsion dont les graines ont besoin.
Un peu difficile pour la petite fille d’admettre ce paradoxe : L’arbre construit la graine et d’autre part, en la retenant, il l’empêche d’atteindre sa pleine dimension. Il faut qu’elle se détache de lui. Il faut que tu comprennes, petite, que ce n’est qu’en étant autonome et séparée de l’arbre porteur que la graine est libre, libre de devenir elle-même. Tu comprends ? Et c’est pareil dans notre vie, les bourrasques, les tempêtes et les orages nous obligent parfois à nous éloigner de ce qui nous est cher. Mais les vents violents nous permettent dans le même temps de trouver la terre dans laquelle nous pourrons nous enraciner grandir et nous développer. Il ne faut que quelques jours parfois, quelques semaines pour qu’une vie s’éveille. Les graines germent et des petites tiges jaillissent de tous côtés. Dans la terre, les racines s’étalent et s’enfoncent chaque jour un peu plus profondément. La vie se développe en profondeur et se nourrit de cendres et d’humus. As-tu déjà pensé au fait que ce terreau si fertile est composé de feuilles pourries de débris en putréfaction de moisissures et d’autres détritus. Toutes ces choses dépassées du passé sont converties en substances vivantes. Toutes ces matières usées sont récupérées puis restituées avec un potentiel vital rénové. Évidemment, les choses ne se reconstituent pas comme avant. Le feu et la transformation des feuilles mortes permettent une vie nouvelle. Et les racines apportent une vie différente. C’est intéressant, n’est-ce pas, comme les racines ont cette capacité d’épurer toute cette boue et de façonner toutes ces choses gâtées, abîmées, avariées, détériorées en un monde bien vivant. Il faut que tu comprennes, Amina, qu’il est essentiel pour pouvoir donner forme à la vie que la plante s’enracine dans la matière, dans le concret. On ne peut pas donner la vie autrement. Et la végétation abondante, née de cette pourriture, elle aussi agit sur le sol à sa manière propre en lui donnant l’allure d’une nature avec sa propre force bien à elle. Avec le temps, les jeunes pousses atteindront la taille adulte et à leur tour elles porteront des graines prêtes à donner naissance à de nouvelles plantes des plantes dans toute leur plénitude. Bien enracinées dans la terre et le feuillage déployé dans les airs. De grandes choses peuvent arriver sur un sol nu, avec du temps et de la patience.
Et comment les arbres poussent-ils ? Y as-tu déjà réfléchi ? Je vais te le dire, mais ne l’oublie jamais. Un arbre pourvu de beaucoup de feuillage et de peu de racines peut être déraciné au moindre coup de vent. À l’inverse, dans un arbre avec beaucoup de racines et peu de feuillage, la sève court difficilement. Racines et feuillage doivent pousser dans les mêmes proportions. Comme pour l’arbre, tu peux plonger tes racines dans le présent et t’élever au-dessus du sol.
Ainsi seulement, tu pourras offrir ombre et refuge.
Ainsi seulement, tu pourras te couvrir de fleurs et de fruits quand ce sera la saison.
Ainsi seulement, la nature pourra reprendre ses droits, absorber la lumière et te la rendre au centuple.
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Métaphore quatre, deuxième partie,
par Nicolas
Et son pépé lui répondit de la même voix pleine de tendresse que Frédérique lui connaissait, qu’il était parti pendant l’opération parce que pour lui s’était le plus facile. Il était endormi à ce moment-là et il était donc sûr de quitter cette vie de la meilleure manière qui soit et sans souffrir. Mais maintenant, il voyait la peine de Frédérique et avait demandé l’autorisation de revenir, sous la forme d’un ange, dans un rêve de Frédérique pour lui demander pardon.
« Alors c’est vrai, » demanda Frédérique « tu es revenu me demander pardon ? ». « Oui. » Répondit son grand-père. « Je suis revenu te demander pardon, parce que je ne savais pas que tu tenais tellement à moi et que je te ferai tellement de peine en partant sans te dire au revoir. »
Alors Frédérique, toujours dans son rêve, remercia pépé d’être revenu lui expliquer. Il lui pardonna complètement d’être parti sans lui dire au revoir. Et il lui dit aussi qu’il avait bien fait de partir pendant l’opération, car comme ça, maintenant Frédérique savait qu’il était parti en douceur.
Et Frédérique n’en voulut plus jamais à son grand-père. Il prit même une décision. Une décision qui changea toute sa vie. Il décida qu’à partir de maintenant, il ferait son maximum pour montrer à tout ceux qu’il aimait, même ceux qu’il aimait qu’un petit peu, qu’il les aimait de tout son cœur.
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Métaphore trois, deuxième partie,
par Marie-Anne
Mais ce cabanon, qu’il était triste et froid ! Gwendoline commençait à s’en rendre compte et comprenait qu’il existait un autre univers plus agréable. Qu’il ne tenait qu’à elle d’en faire partie. Mais elle ne savait pas comment faire. Elle était bloquée dans ce cabanon qui autrefois était un refuge, mais aujourd’hui devenait une prison.
Une des filles du groupe lui offrit un jour, en signe d’amitié, un joli poster montrant un beau volcan en éruption. Comme c’était magnifique ! Ce rougeoiement, cette chaleur qu’il dégageait. Elle l’accrocha tout de suite dans son cabanon.
Et une nuit, Gwendoline fit un rêve.
Le volcan était un volcan magique. La photo devenait vivante. Le volcan se transformait en un génie bienveillant, tendre et chaleureux. Ses bras étaient en lave et sortirent du cadre pour entourer Gwendoline d’une douce chaleur. Il était plein de tendresse et d’amour. Il lui expliqua que même si ses parents ne l’aimaient pas, c’était du passé, et que le passé, c’est le passé. Plein de personnes dans le monde étaient prêtes à lui donner plein d’amour, d’amitié et de tendresse. Qu’elle avait plein de choses à faire et qu’elle n’avait rien à faire enfermée dans ce cabanon. Que ce n’était pas une vie pour elle, qu’elle méritait beaucoup mieux !
Gwendoline passa une nuit magique, pleine d’amour et de tendresse. Le matin, elle sentit que quelque chose avait changé, mais elle n’osait pas ouvrir les yeux.
Quand elle les ouvrit enfin, quelle ne fut pas sa surprise de découvrir que le cabanon avait disparu, il ne restait plus rien, même le poster n’était plus là ! Mais elle avait chaud, car le soleil avait pris la relève.
Elle se leva et marcha jusqu’à la balançoire. Elle se balançait quand ses amis arrivèrent. Ils furent heureux de la voir ainsi.
Depuis ce jour, Gwendoline décida que la vie était belle et partit à la découverte du monde.
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Métaphore deux, deuxième partie,
par Catherine
Leila dit : Pourtant, je n’étais pas totalement heureuse. Car j’ignorais toujours ce que contenait le coffret en bois de chêne et cela me tourmentait.
Un jour de juillet, Ménélas me dit qu’il manquait quelque chose d’essentiel à mon apprentissage que lui ne pouvait pas me donner : c’était la musique. Son amie la chanteuse acceptait de me faire étudier ce noble art et j’allai partir vivre chez elle.
Et le coffret en bois de chêne ? Comment partir sans voir le trésor qu’il recelait ? Encouragée par le bonheur de ce mois de juillet, j’ai demandé à Ménélas de me montrer ce précieux héritage. Ménélas eut un sourire espiègle que je ne lui connaissais pas. Il m’a tendu la petite clef en fer forgé et me dit : « va voir par toi-même. »
Je me demande encore aujourd’hui comment mon cœur n’a pas fait pour éclater mon corps tellement il battait fort. J’ai dû m’y reprendre à plusieurs reprises avant de pouvoir introduire la clef dans la serrure. Je tremblais trop. Quand j’ai réussi enfin à ouvrir le coffre, il était vide !
C’était donc cela, le trésor de Ménélas ! Ni or, ni argent, ni objet magique, rien d’autre que la connaissance et la route parcourue pour y parvenir. Ce coffret vide était sa dernière, sa grande leçon. Il restait maintenant à poursuivre le chemin.
☙
Métaphore une, deuxième partie,
par Lætitia
Et un jour, une petite fée a fait faire un beau voyage à Manuel et a dit : « Si par moment tu te sens indigne d’être heureux, rappelle-toi que tu es digne, parce que tu fais partie de ce circuit d’énergie auquel tu es indispensable comme chaque être de cet univers. En te souvenant de ça, tu ouvres grand tes portes à la vie, à toi-même et à toutes ces richesses qui sont en toi et qui sont à la portée de tes mains ».
« J’ai alors compris, dit Manuel. J’ai compris que cette culpabilité qui me rongeait appartenait à d’autres dont les intentions avaient été mauvaises, et j’ai également et surtout compris que j’avais en moi le pouvoir ainsi que toutes les ressources pour améliorer les choses, car chaque être, quel qu’il soit, est pourvu de ressources inestimables. Et le meilleur moyen que j’ai trouvé pour accéder à ces ressources est de m’autoriser petit à petit, à faire grandir le plaisir dans ma vie, car le plaisir est un droit offert à tous bien sûr. En effet, on réussit beaucoup plus facilement à faire les choses lorsqu’on a du plaisir à les faire ! J’ai donc commencé par être attentif à toutes les petites joies simples qui fleurissent dans ma vie comme la douce chaleur du soleil sur mon visage, le chant des oiseaux, la beauté d’un arc-en-ciel ou le sourire d’un ami. Toutes ces joies si simples qu’on oublie souvent et qui pourtant apportent avec elles de somptueux cadeaux. Je me suis donc fait, le petit bonheur immense de m’autoriser, chaque jour, un peu plus, à rythmer ma vie de tous ces plaisirs. Et plus j’autorisais ce plaisir à grandir en moi plus il s’amplifiait facilement. Au travers du plaisir, j’ai trouvé le courage de m’abandonner à la vie ainsi qu’à moi-même pour me permettre d’atteindre mes objectifs. Je me suis donc mis à l’ouvrage jour après jour, petit à petit et maintenant l’île est recouverte de fleurs multicolores, d’arbres majestueux et d’animaux de toutes sortes. Certes, il m’a fallu un peu de temps, mais quel infini bonheur c’était de voir chaque brin d’herbe, chaque arbre, chaque fleur reprendre vie. Et maintenant, je continue cet ouvrage, avec un immense plaisir, en aidant d’autres îles à reprendre vie elles aussi. »
Alice trouve cette histoire magnifique et dit à Manuel : « Cette histoire bouscule l’image que je me faisais de la vie jusqu’à maintenant. D’ailleurs bientôt, dans quelques semaines ou quelques mois, j’aurai moi aussi le bonheur, oui, le grand bonheur, d’avoir redonné vie à mon île. Car à partir de maintenant, je vais permettre à cette petite étincelle de plaisir qui brille dans mon cœur depuis toujours de s’amplifier chaque jour un peu plus pour bientôt illuminer tout mon corps ainsi que mon esprit de sa lumière chaude. »
Le moment est maintenant venu, pour Alice de rentrer chez elle. Elle remercie donc chaleureusement Manuel pour ce riche enseignement. Puis elle prend le chemin du retour, accompagnée de la fée. Et au moment où la petite fille arrive sur son l’île, elle remarque avec surprise quelque chose un peu plus loin, une magnifique fleur bleue qui vient d’éclore sur son île. Comme le symbole d’un nouvel élan de vie, d’un nouveau commencement riche d’une multitude de découvertes, d’expériences, et d’émotions à vivre… et de tellement de plaisirs.
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Retour à l’état ordinaire de conscience,
par Christophe
Le berger regarde le mouton assis sur toi. Il sait qu’avec le temps et de la patience les jeunes pousses atteindront la taille adulte et toute leur plénitude. Tu es indispensable, comme chaque être de cet univers. Chaque être quel qu’il soit est pourvu de ressources inestimables. Je vais maintenant décompter de sept à zéro et à zéro seulement, tu seras prête à vivre avec infiniment plus de plaisir, prête à gagner ta vraie place.
Sept, aujourd’hui, tu vas tourner la clé dans la serrure, voir le trésor, découvrir ce précieux héritage, courir et rattraper le temps, profiter de la vie, la joie, la joie de vivre avec bonheur. C’est quelque chose d’essentiel.
Six, tu retrouves progressivement, les sensations et l’intérêt pour tous ces instants de la vie.
Cinq, marre de rester assis, il veut jouir des bénéfices. Non d’une pipe, c’est génial ! Le mouton suit son instinct avec l’énergie du volcan.
À quatre pattes. Né de l’amour, il décide qu’à partir de maintenant, comme tu peux le décider pour toi qu’il est temps. Temps de montrer à tout ceux qu’il aime, qu’il s’aime lui aussi et d’accepter les progrès de chaque instant.
Trois, tu prends inconsciemment, simplement, naturellement, tout ce qui est bon pour toi.
Deux, tes pensées sont positives. Tu te sens déjà mieux. Tu te sens de mieux en mieux à chaque instant.
Un, doucement, tu reviens. Tu vas arrêter de compter et continuer de profiter de tous les bienfaits de cette séance.
Zéro, prends le temps. Et quand tu veux, tu peux ouvrir les yeux.