Patricia d’Angeli, Confiance en soi

Hypnose
Textes
Published

March 9, 2012

Source : http://www.mp3-hypnose-gratuit.com/

Bonjour, je suis heureuse de vous retrouver. Vous avez besoin d’un moment de réconfort ? Et bien, passons ce moment ensemble. Vous savez, vous n’avez pas besoin d’être vraiment détendu ou relaxé pour bien profiter de cette séance. Je sais que la vie est pleine de toutes ces petites et grandes choses qui nous occupent en permanence l’esprit. Et si vous avez choisi de passer ce moment avec moi aujourd’hui, ce n’est pas pour rien. Déjà, il y a toutes les choses du quotidien à gérer. Si en plus, vous ne vous sentez pas au mieux en vous, c’est vrai que ça ne facilite pas la vie. Vous voudriez vous sentir plus en confiance, rassuré d’une façon ou d’une autre. Alors pour l’instant, prenez donc simplement quelques bonnes respirations. Même fatigué, même un peu stressé, vous pouvez penser à décrisper votre corps, vos articulations, prendre une bonne respiration par exemple, ça dégage la cage thoracique, comme ça, après, vous respirez mieux. C’est comme chez le dentiste, on s’inquiète, alors on se crispe. Et de temps en temps, si on veut que le corps fasse toujours bien son travail, c’est bien de l’aider à se déverrouiller. En remuant un peu les orteils, en vérifiant si on a pas les mains toutes serrées. Relâchez ! Relâchez un peu tout. Ça peut se faire pour rester bien concentré, tout comme pour mieux se détendre. Et puis c’est tout ! Toujours continuer de respirer tranquillement. Toujours continuer de… écouter la musique, car elle change. Peut-être que parfois, ça évoque des images pour vous, peut-être des histoires intérieures. Ça peut raconter des choses la musique. Laissez donc votre esprit partir sur les ailes de la musique. Dans des histoires qu’elle transporte pour vous. Et comme c’est intéressant et curieux de vouloir écouter aussi ce que je vous raconte. Et bien si c’est bon pour vous, laissez donc faire. Si par contre c’est mieux pour vous de rester loin de ce que je raconte, intéressez-vous plus à votre histoire. Quitte à l’inventer vous-même. À vous la raconter. Car on peut se laisser guider par une musique, comme ça, c’est plus facile d’avoir l’imaginaire qui s’amuse. Comme ça. Tranquille. Pendant un moment à soi, où on a que ça à faire. Et parfois, quand on se dit que tout ça, c’est imaginaire, on se dit que c’est des choses qu’il faut comme voir à l’intérieur de soi, mais en réalité, il n’y a rien à faire et rien à voir ou entendre. Juste à vous laisser porter. C’est comme un rêve. Et il y a une part de vous qui sait quel est votre objectif. Encore mieux que ce que vous vous croyez. Alors, c’est à cette partie de vous, que je souhaite parler. C’est à ce vous profond que je parle, pour vous. Et tout ça va se faire tout seul, ou presque.

Il y a des choses qui sont à l’intérieur et des choses qui sont à l’extérieur. Et vice-versa. Les choses de l’extérieur et celles de l’intérieur, c’est comme si toutes les deux elles étaient en reflet, en résonnance, en vibration. Et dans la vie, ça fait ça : il y a des choses qui arrivent et qui paraissent tellement injustes parfois. Et ça peut provoquer un sentiment comme de la tristesse ou de la colère, parce que je ne comprends pas ce qui m’arrive. Si aujourd’hui, vous profitez de ce moment pour repenser à vos impressions par rapport aux choses de votre vie, vos sensations, est-ce que vous devinez ce que cela peut vous montrer ?

Vous êtes capable de savoir qu’une musique est juste ou fausse, qu’elle vous plait ou qu’elle ne vous plait pas, n’est-ce pas ? Et bien, si vous pouvez savoir cela, ressentir cela, c’est seulement parce que vous portez la vraie, la bonne et la belle musique à l’intérieur de vous. Comment sauriez-vous autrement que quelqu’un chante juste ou faux sans avoir l’harmonie juste à l’intérieur de vous ? Comment savez-vous s’il fait jour ou nuit, si vous n’avez pas et le jour et la nuit à l’intérieur ? Comment savez-vous que votre vie aujourd’hui pourrait être meilleure si vous n’avez pas déjà cette vie idéale, rêvée, déjà à l’intérieur de vous pour comparer ? Vous voyez ? Votre malaise, ce que vous ressentez et que vous voulez changer aujourd’hui, c’est précisément la preuve que la lumière brille déjà en vous, sinon vous ne pourriez pas vous rendre compte qu’il fait encore nuit. Et si aujourd’hui, vous m’avez demandé de faire quelque chose, pour que la confiance que vous vous accordez soit plus grande, alors ça montre qu’il y a votre Vous, ce grand et beau Vous, avec une majuscule qui vit déjà en vous. Cela montre aussi que le vous de tous les jours a oublié quelque chose, qu’il a juste peut-être dérapé ou glissé. Qu’il a oublié comment ça se fait qu’il sait que la vie pourrait être meilleure, mieux et plus agréable. C’est juste cela qu’il a oublié. Votre vous-même de tous les jours a oublié que vous portez en vous la vie la plus belle et la plus lumineuse. Vous savez, vous sentez que la vie pourrait être encore meilleure. Tout simplement parce que vous la portez déjà en vous, cette meilleure vie. C’est comme ça que vous savez quand quelqu’un chante juste ou faux. Parce que vous avez la mélodie juste à l’intérieur de vous. C’est comme ça que vous savez qu’il fait nuit, parce que vous avez la lumière dedans. C’est comme ça que vous cherchez à être chaque jour un peu plus et un peu mieux vous-même. Parce que le plus grand et le plus beau Vous existe déjà en vous.

Alors ! Comment faire pour laisser s’exprimer votre beauté et votre force intérieure ? Allez ! Je vous raconte une histoire. Pendant qu’une autre part de votre esprit continue peut-être à jouer avec la musique, de s’inventer des histoires de son côté. Et que quelque chose de spécial peut arriver. Parfois c’est vraiment inattendu, comme un personnage en vous. Parfois, c’est comme un paysage ou une intuition. Toute une vraie histoire ou juste une sensation, peu importe. Laissez faire votre esprit profond et laissez venir la première chose qui se présente maintenant à vous quand vous pensez à la plus belle chose du monde. Quelle que soit la forme, en image, en son, en sensation ou en émotion, quelle que soit sa forme, laissez-le donc venir en vous, tranquillement et calmement. Et parfois au début, quand arrive la marque de votre vrai grand vous, parfait, idéal. Je vais prendre un exemple. Disons que ça pourrait être comme une petite étoile tout au loin dans la nuit. Et parfois on pourrait se dire, cette étoile elle est si loin, si loin, qu’elle pourrait paraitre comme inaccessible. Et c’est bizarre quand on y pense comme façon de penser. On imagine les choses en nous comme si elles étaient au-dehors, séparées. Pourtant, même au-dehors tout se tient, tout n’est qu’un. Et la séparation n’est qu’une illusion. Même les physiciens le disent. Qu’elle est la vérité dans cette impression alors ? La vérité, c’est que si vous voyez la lumière de l’étoile, c’est qu’elle est déjà dans vos yeux. Si vous pouvez voir l’étoile, c’est que ses rayons ont traversé l’espace et sont entrés en vous. Si vous voyez l’étoile, c’est que sa lumière vous caresse déjà, elle est entrée en vous, par vos yeux. Ça, c’est une vérité vraie. Si vous voyez, entendez ou ressentez votre étoile, c’est que sa lumière vous touche déjà, c’est obligatoire. Elle est donc déjà en vous. Vous venez de tracer le premier trait entre ce grand vrai vous et votre vie de tous les jours. Et ce que votre esprit profond est venu chercher aujourd’hui, il commence déjà à s’en nourrir. Comme un océan que je connaissais et qui se plaignait sur sa planète à lui. Il remplissait à lui tout seul une bonne partie de la planète pourtant. Et il se plaignait d’être tout seul. La nuit, quand tout était tranquille, il admirait les étoiles au loin dans le ciel et il rêvait de voyages interstellaires. Et une nuit, alors qu’il ondulait tranquillement, ses eaux étaient calmes, il s’aperçoit d’une chose incroyable, magique, l’océan se rend compte qu’il voit les étoiles dans son ventre, dans lui, sur ses propres eaux. En fait, la lumière des étoiles reflétait sur l’eau et c’est comme ça que l’océan s’aperçut qu’il portait déjà en lui les étoiles alors qu’elles lui semblaient auparavant si lointaines.

Voici la seconde étape. Ce qui vous est apparu il y a quelques minutes, lorsque vous pensiez à votre grand vrai Vous, la mélodie juste, votre sensation, l’intuition, l’impression ou peut-être l’image, le son de cette chose qui brillait déjà tout au fond de vous. Et bien, faites comme l’océan, retournez-vous sur vous-même maintenant. Faites volteface. Retournez-vous vraiment à l’intérieur de vous et prenez conscience de cela. Le reflet de votre plus belle harmonie est déjà en vous. Vous voyez, l’image de votre étoile se reflète en vous, comme les étoiles du ciel sur les eaux de l’océan.

Ça me rappelle un trésor qui était caché dans un grand lac. Et ça faisait des siècles et des siècles que les gens du village essayaient d’atteindre ce trésor. On le voyait là, juste au bord de l’eau, si proche. Il y avait beaucoup de gens qui malheureusement avaient péri en plongeant dans le lac, le plus loin possible à la recherche de ce trésor, si bien visible depuis la berge et pourtant toujours inaccessible. Un jour, il arriva quelqu’un que personne ne connaissait et qui dit : « Je vais vous montrer où il est ce trésor ! » Tout le monde s’est réuni, bien curieux de savoir comment ça allait se terminer tout ça. Et voilà que l’étrange personne marche jusqu’au bord du lac, puis fait volteface, comme vous venez de le faire avec votre étoile. Et elle avise l’un des arbres qui est juste en face du lac et se met à grimper à l’arbre. Tout le monde se dit : « Mais qu’est-ce qu’il fait là, celui-la ? Il va plonger de plus haut ? Il prend de l’élan ? Qu’est-ce qu’il fait ? » Et tout le village se retourne, suit le bonhomme qui monte dans l’arbre, qui monte, qui monte, qui monte, s’accroche à une branche, manque de glisser, se rattrape et continue son ascension. Et là, il apparait une sorte de masse dans l’arbre. Oh ! Le trésor ! Le trésor était dans l’arbre ! Le trésor, on le voyait dans l’eau par reflet, il n’avait jamais été dans le lac le trésor, il avait toujours été là, juste à côté de nous.

Pourquoi voyez-vous les étoiles dans le ciel ? Parce ce que vous brillez. Quand les gens sont tout sombres, le ciel est sombre. Si vous êtes joyeux, le soleil brille. Si quelque chose vous attriste, les nuages arrivent. Si vous allez chercher les étoiles dans le ciel, tout au loin de vous, vous ne les trouverez jamais. Vous courez après l’arc-en-ciel et lui, il recule au fur et à mesure. Alors cessez de courir. Tournez-vous vers vous même et vous vous trouverez nez à nez avec le créateur de tout ce qui existe dans votre vie. Hum, je sens ce mélange d’espoir et de doute en vous. Ce créateur, ce n’est pas vous tout de même ? Et si pourtant. Mais c’est le vrai grand Vous. Pas le petit vous, du mental et des perceptions conscientes. C’est le vrai grand Vous. Intuitif, plein, connecté et déjà connaisseur de toutes choses. Et lorsque vous avez trouvé ce vrai grand Vous, à l’intérieur. Quand vous vous retrouvez face à quelque chose, qui est comme un soleil, un diamant, votre joyau intérieur. Vous devenez consciemment créateur de votre réalité. Quelqu’un qui fabrique son existence avec chacune de ses pensées et de ses émotions. Parfois, ce plus beau et grand vous, ça prend comme la forme d’une grande lumière, d’une belle énergie ou alors d’une boule d’or en fusion, comme une lumière liquide ou une eau lumineuse. Quelque chose qui vous plait et qui vous attire et dans lequel vous avez comme de plus en plus envie de vous plonger et de vous baigner. Quelque chose qui peut vous illuminer, mais comme de l’intérieur. Et bien, allez-y ! Plongez ! C’est peut-être même déjà fait. Plongez dedans ! Profitez-en ! Respirez bien fort ! Et imprégnez-vous de cette essence, presque divine. Parce que c’est là que commence l’histoire.

Imaginons quelqu’un. Je prends un exemple, mettons, hum, mettons qu’il fume. Oui ! Tiens ! Mettons qu’il fume. Cette personne imaginaire, elle vient se baigner, s’imprégner de son être parfait, idéal, de la mélodie juste, de ce qu’elle devrait être dans sa vie, pure harmonie, pur bonheur. Et là, cette personne, pleine de cette présence merveilleuse, à l’intérieur, on lui demande : « Et toi est-ce que tu fumes ? » Quelle question surréaliste ! Anachronique ! Il y a de grandes chances que non ! Elle ne peut pas fumer cette belle présence. Un ange avec la clope au coin des lèvres. La personne va vous regarder avec de grands yeux ronds. « Bien sûr que non, je n’fais pas ça ! Ce n’est pas mon vrai moi, parfait et harmonieux, ce n’est pas mon vrai moi ! » Alors évidemment, ça c’était juste un exemple. Peut-être que cet ange fume. Parce que la cigarette fait partie de lui, de sa vibration. Et là ce serait OK et il pourrait faire ça toute sa vie et rester en parfaite santé, parce qu’il n’y aurait aucun conflit à l’intérieur de lui, aucune contradiction. Ça serait sa vraie vie. Et tout ce qui est vrai et juste pour vous sera toujours bénéfique pour vous. Et même plus que bénéfique. Cette vibration, si pure en vous, c’est ce qui vous donne la vie, qui vous rend vivant, qui fait que vous êtes toujours vibrant jour après jour.

Alors, faisons l’expérience puisque votre désir aujourd’hui, c’est de ressentir plus de confiance en vous. Imaginez, là, maintenant, tout de suite, une situation où vous savez que par le passé vous n’avez pas pu faire ce que vous auriez voulu faire. Pas osé, bloqué, pas trouvé les mots ou pas les bons. Voilà, ça sonnait faux. Ce n’était pas la mélodie juste. Vous vous en êtes aperçu tout de suite. Vous l’avez ressenti. Et c’est beaucoup ça qui vous bloquait aussi. Peut-être même au moment où vous prononciez les paroles, au moment où vous agissiez, vous saviez en même temps que ce n’était pas ce que vous auriez voulu faire, si vous aviez pu vraiment être vous-même. Parfois, la sagesse arrive après coup. Et c’est après avoir réfléchi qu’on trouve toutes les bonnes paroles. La preuve donc qu’on les portait en soit. Et j’ai pas fait assez ceci. J’ai pas été assez rapide. J’ai pas osé. J’ai pas dit cela. J’ai pas, j’ai pas… Trouvez donc une situation comme celle-là. Même une qui vous a marqué. Et maintenant, je vais vous montrer comment faire pour que tout se passe mieux. Comment ça aurait pu et ça aurait dû se passer. Alors, j’imagine, je vous donne un exemple pour comprendre. Un collègue qui arrive et qui me demande un service. Il abuse ce collègue-là. Il sait que je dis toujours oui. Que je n’arrive pas à dire non. À refuser. Alors, il abuse. Il me demande toujours des choses, des choses, des choses et moi, je dis toujours oui. Est-ce que là, je me respecte moi ? Évidemment que non. Mais je n’ai pas pu m’empêcher. Encore.

Alors, faisons l’expérience. Restez tranquillement à l’intérieur de vous. Faites sortir votre grand Vous, Vous idéal, parfait et envoyez-le dans la situation. Est-ce que ce Vous idéal, est-ce qu’il va se faire avoir et dire encore : oui, oui, à tout ce qu’on lui demande ? Est-ce qu’il est du genre à se laisser abuser et faire des choses qui ne sont pas vraiment lui ? Bien sûr que non ! Et vous pouvez laisser venir en votre esprit cette nouvelle scène : la situation rejouée différemment. Jouée à l’idéal. Grâce à l’expression de ce qu’il y a de plus beau et de plus parfait en vous. Ce grand Vous, harmonieux et libre. Et vous, vous restez spectateur. C’est très bien comme ça, pour l’instant. Et vous allez découvrir ce que les anciens appelaient « Le sens de l’honneur ». Moi avant, l’honneur, je trouvais ça idiot. Je me disais que l’honneur avait déjà fait trop de morts. « Quoi tu m’insultes ? Viens ! On va se battre ! » Pour l’honneur, on tue, des gens meurent pour ça. C’est idiot. Et pourtant, maintenant, vous savez que votre Vous, conscience supérieure, votre âme profonde a un idéal, une mission de vie à remplir, une perfection à incarner le mieux possible, ici-bas. Et c’est même la raison pour laquelle vous faites cette expérience, maintenant. Vous sentez que vous n’incarnez pas encore votre plus belle expression de vous-même. Ce n’est pas confortable, justement parce que c’est important de réussir à se sentir bien et heureux, confiant en soit. C’est important pour je ne sais qu’elle raison supérieure qui nous échappe souvent, de réussir à être et vivre ici-bas, dans notre plus belle expression de nous-mêmes. Et si quelqu’un vient bafouer cet idéal en vous. Et si quelqu’un vient empêcher l’expression de cette plus belle part de vous, comme un barrage ou un défi à votre raison profonde de vivre, votre mission cachée dans cette vie-là. Et bien, la vérité, c’est que, respecter cet idéal est d’une importance suprême. Comme si, peut-être bien que vous êtes juste né pour respecter cet idéal-là et le faire grandir. Et c’est cela que les êtres humains ont ressenti de tout temps et qu’ils ont appelé l’honneur, faute de pouvoir mieux le définir.

Alors du coup, je comprends mieux plein de choses de l’histoire des hommes et j’imagine, moi, j’ai mon idéal profond en moi et j’aspire à le faire vivre. Et j’ai mon collègue qui arrive et qui me demande un service humiliant, mais je n’ose pas lui dire non, parce que j’ai peur de le blesser, de le vexer. Peut-être même si c’est une personne proche, peut-être qu’elle ne m’aimera plus en suite, qu’elle va pleurer sans que je le sache, parce que je l’aurais mise dans les ennuis, ou des choses comme ça, à cause de moi. Et elle m’en voudra tellement, après, d’avoir refusé ce simple service qui finalement ne m’ennuie pas tant que ça. Je pourrais accepter, encore, car sinon peut-être que je perdrais son estime, son amour. Et j’ai ma blessure en moi qui me fait mal. Celle qui a peur d’être rejetée, mal aimée. Celle qui a peur de perdre les autres, leur amitié ou leur amour. Mais je ne suis plus tout seul là, heureusement. Je sens mon plus grand moi vibrer en moi. Je sens sa force et son importance. Et le collègue arrive et il me demande un service. Mais Moi, maintenant, j’ai en Moi mon vaste grand et magnifique Moi idéal. L’expression harmonieuse et parfaite de ma conscience supérieure. Alors, je prends un tout petit temps, juste une petite seconde. Et je vais consulter mon Moi intérieur. Mon Moi supérieur, idéal. Alors, qu’est-ce que je fais ? Est-ce que ça, ce que l’on me demande c’est vraiment Moi ? Est-ce que ça va me permettre de vivre mieux ? D’être pleinement ce que je suis ? Harmonieux et comblé ? Et là, écoutez bien, c’est le secret. La réponse que me donne alors mon plus grand Moi, je la prononce à haute voix. Dès qu’une situation me pose soucis et que je ne sais pas comment réagir, je pose la question à mon plus grand Moi. Ma conscience supérieure. Et je prononce la réponse à haute voix. C’est tout ! Sans réfléchir ou attendre une demi-seconde de plus. Je pose la question mentalement. Et la réponse qui me vient aussitôt, comme en écho, je la prononce à haute voix, en même temps qu’elle me vient. Et si mon Moi idéal me répond : « Non ! », je me retrouve à articuler à haute voix : « Non ! » Pour moi, j’ai juste exprimé la réponse à « Est-ce que je me respecte ? » Je perçois la réponse et je la prononce à haute voix, ça fait : « Non ! » Et là, le collègue, il entend quoi ? « Tiens ! Tu veux bien faire ça et ça pour moi ? » « Non ! » « Ah bon ! Et bien tant pis ! Ce n’est pas grave. » Je n’ai pas la sensation de l’avoir blessé, car ma réponse était sincère, simple et en harmonie avec moi-même et la personne le ressent. Elle sent que je n’ai pas répondu avec animosité ou manque de respect ou autre. Je n’ai pas réagi à une blessure. Elle reçoit donc un « non » qui est simple et sincère. Après, si cela la vexe, bah, je n’y peux rien. Cela ne me concerne plus parce que, à l’intérieur de moi, c’est sain, plein et harmonieux. Je me sens bien. Et si l’autre sent résonner ses blessures à lui, c’est son histoire, pas la mienne. Là, je me respecte moi-même. Et vous comprenez que ce n’est pas mon petit moi que je respecte. Ce n’est pas de l’égo ou de l’égocentrisme. C’est un idéal à atteindre que je respecte. Une conscience et une beauté intérieure que je m’efforce d’incarner. Et cette plus haute conscience est notre raison d’être sur terre. Et c’est elle que l’on perçoit intuitivement, comme une raison de vivre, ce pour quoi je suis fait « pour être ». Je n’ai pas d’autres choix que de suivre cette voie, car c’est la plus belle chose du monde. J’ai exprimé une réponse à haute voix, la réponse de mon Moi supérieur. Je l’ai laissé parler, s’exprimer à travers moi.

Et voilà que la vie continue. Et je suis fier d’avoir réussi à passer cette première épreuve pour moi. Et j’imagine une autre situation. J’imagine que… il y a quelqu’un qui me parait vraiment important et presque je serais comme… impressionné par cette personne et du coup, je n’ose pas l’aborder la contacter. Peut-être parce que cette personne est si importante pour moi. Peut-être aussi que mes émotions m’emportent. Peut-être que je suis un homme qui trouve une femme très belle, très attirante. Peut-être que je suis une femme qui trouve un homme très beau et attirant. Et si j’étais rejeté par cette personne si importante pour moi. Ce serait comme être blessé, à nouveau. Recevoir un coup qui rouvrirait ma blessure profonde, encore. Alors, pour éviter cette douleur, je préfère fuir. Mais on ne peut pas toujours fuir. C’est peut-être amoureux. C’est peut-être pour le travail ou dans la vie de tous les jours. Alors on se lance quand même et tout va de travers. Car c’est le petit nous, impressionné et effrayé qui parle. Voilà. Prenez la situation qui vous vient, qui vous touche le plus. Celle qui vous est venue à l’esprit pendant que j’expliquais et rejouons la scène. Je m’approche de la personne. Je sais que j’ai envie de prendre contact avec elle. Mais qu’est-ce que je faisais avant ? Je n’y arrivais pas. Je la croisais et je faisais comme si en fait j’allais dans une autre direction. Ou je ne disais rien, ou rien de bien, bah. Maintenant, je me mets en spectateur et je laisse faire mon moi supérieur comme tout à l’heure. J’avise la situation. Alors, mon cher beau et plus grand Moi à l’intérieur de moi. Mon Moi idéal. Que ferais-tu dans cette situation ? Et comme tout à l’heure, je me laisse faire et dire à haute voix tout ce que va me dicter mon moi supérieur. Il va faire les choses à travers moi. Il va dire « Bonjour » et jouer toute la situation. Et moi, je serai aux premières loges pour profiter de tout. Oh ! Je suis en train de parler à la personne qui me tient tant à cœur. Et une toute petite voix à l’arrière de ma tête pense, « Je le fais, et ça se passe bien. » Et c’est vrai que vous êtes en train de le faire. Parce que ce plus grand Vous, ce plus grand Moi idéal, et bien, c’est vous. Et personne d’autre. Il n’y a pas deux personnes ici. Juste vous. Vraiment plein et entier. Complet, réuni. Vous, en votre âme et conscience. Et c’est ce qui fait que ça fonctionne. Et votre cœur bat plus vite. Et plus fort. Et ça, c’est bien. C’est la vie qui circule. Et vous pouvez avoir des émotions. Même devenir tout rouge ou avoir les yeux qui brillent. Parce que ça, c’est la vie. Et la personne en face de vous sera d’autant plus touchée de voir que vous êtes vibrant et vivant. Y compris si c’est une situation professionnelle. Parce qu’ils ne sont pas habitués, en face, à voir la passion et la vie. Mais c’est ce que tout le monde recherche. Alors vous serez une personne rare et recherchée. Et vous pourrez être fier de ça. D’incarner ce qu’il y a de meilleur et de plus beau en Vous. Et grâce à ça, vous réussirez là où personne d’autre que vous n’aurait pu réussir. Parce que vous n’aurez pas agi superficiellement avec un masque. Et même si beaucoup d’humains ont su se créer un masque qui donne l’impression de la confiance en soi, dedans, c’est tout fragile. Et quelque part, ça se ressent et ça ne va jamais très loin. En laissant s’exprimer votre plus grande et belle partie de vous, votre Vous-même idéal, vous apprendrez de vous-même. Comme si devant cette spontanéité, le petit vous, le petit esprit conscient, allait prendre des leçons avec le grand Vous, votre plus grande conscience.

Et bien vous voulez que je vous dise une chose : il se peut que se soit la mission de tous les êtres humains sur cette planète. Juste ça. C’est peut-être juste pour cela que toutes les consciences se sont incarnées ici-bas. Juste pour apporter cette lumière. Changer ce que l’on est au départ. Je sais que « incarner », c’est un drôle de mot. Mais c’est ça, être dans la matière, bien dans son corps, les pieds par terre. Cette matière, c’est votre petit vous, votre petit conscient. Et c’est sûr que s’il était parfait, il ne serait peut-être pas sur cette planète. Et c’est pour ça que vous sentez la différence entre la mélodie juste, idéale, on pourrait même dire comme magique ou divine et le petit vous qui s’exprimait au début. En laissant se fondre ensemble le grand Vous, magique, et votre petit conscient de tous les jours et bien finalement, vous ne faites qu’accomplir votre mission d’être humain. Votre mission de conscience sur cette terre. Et ça, c’est tellement grand, tellement important dans l’existence, c’est ça qu’on appelle la magie. Comment écrivez-vous : la magie ? L’âme agit ? La magie ? L’âme agit ? C’est ça avoir confiance en soi, laisser exprimer votre âme. Vous y penserez la prochaine fois que vous serez dans une situation qui vous fait battre le cœur. L’émotion est normale, c’est l’expression de votre petit être à l’intérieur qui vibre et qui ressent les courants de l’existence un peu trop fortement pour lui. Alors, vous contacterez votre plus grand Vous-même, votre Vous idéal. Vous l’appelez à vos côtés, en Vous, tout simplement, en vous disant, « Oh ! mais qu’est-ce que mon vrai grand moi à l’intérieur ferait dans cette situation ? » Et ensuite, vous laissez faire et vous laissez la réponse se jouer à travers vous. « Est-ce que cette situation-là est vraiment moi ? » La bouche s’ouvre et votre grand Vous dit : « oui » ou « non », et votre corps bouge et réagit en fonction de ce qu’il faut faire. Et tout se passe au mieux. Et voilà, vous avez répondu à cette personne un peu brusque. Qui vous proposait telle ou telle chose qui ne vous convenait pas. Et un peu après, vous voyez quelqu’un que vous souhaitez aborder. Ou vous avez besoin d’aller demander quelque chose. Vous avez un entretien à passer avec excellence. Restez détaché. Si c’était déjà ce qui se passait avant, n’est-ce pas ? Vous n’étiez pas vraiment vous-même. Alors, faites pareil. Sauf que vous demandez à votre Vous idéal d’agir. Oh là là ! Ce travail, il est important pour moi, hein ! J’ai peur de me planter à l’entretien. Qu’est-ce que tu ferais, toi, mon moi idéal ? Qu’est-ce que tu ferais ? Allez ! Vas-y ! Je te fais confiance. Et juste après, je le laisse répondre et tout passe à travers moi. Et en vous donnant cette permission, vous venez de passer avec succès l’entretien. Et si vous avez bien compris la profondeur et la justesse de cette façon de penser et de vivre, vous aurez aussi compris que vous ne pouvez pas faire ça en avance. Oh ! J’ai mon entretien demain matin. Qu’est-ce que je vais faire ? Oh non ! Vous savez que la meilleure partie de vous-même répondra parfaitement à cette question demain matin. Donc pas la peine de s’en faire par avance. Pensez à autre chose. Ayez le trac, si ça vous fait plaisir. Dormez bien. Ou dormez mal. Mais ne demandez rien. Car cela pourrait répondre tout de suite au lieu de demain matin. Au contraire. Patientez tranquillement. Et quand vous y serez, au moment d’appuyer sur la poignée de la porte et d’entrer, là, posez-vous la question. Là, c’est le moment. OK ! Qu’est-ce que tu ferais ? Et à ce moment-là, vous entrez. Et tout se joue ensuite tout seul, facilement et au mieux. C’est un peu comme avoir confiance en soi, mais ce n’est pas le même soi. Ce n’est pas mon petit moi, c’est l’autre, c’est mon grand Moi. Alors comme ça, je peux rester timide, je peux rester sensible et tout de même réussir ce que j’entreprends. Et savez-vous ce qui va se passer à force ? Vous vous en doutez n’est-ce pas ? À force de libérer consciemment votre plus grand Vous, à force de vivre cet élan, cette énergie, ce flot, idéal, sans présomption. On pourrait même dire parfait. Votre mélodie juste, elle va vous imprégner. Vous contaminer positivement. Et ça va devenir vraiment vous. Le petit vous va devenir comme le grand Vous et là, vous aurez réussi votre mission de vie, parce que votre conscience est là pour ça. Vous allez arriver à un stade où vous vous sentirez comme accomplit, parce que votre moi idéal et le petit moi vont fusionner. Et votre idéal à vous, qui n’est peut-être l’idéal de personne d’autre, ça y est, il s’exprimera au quotidien. À ce moment-là, vous marcherez dans la rue en regardant les autres personnes autour de vous, la terre, les petits oiseaux, les saisons qui défilent et vous aurez comme une impression d’éternité, de plénitude. Parce que votre mission sera remplie.

Quand on en est là, on se dit, « Heu, et alors maintenant, qu’est-ce que je fais ? » C’est simple, à ce moment-là, vous choisirez une autre mission pour votre vie. Comme la première fois, sauf que cette fois-ci, c’est vous qui l’aurez choisie. Au lieu de trimbaler un petit conscient qui a besoin d’évoluer, vous choisirez une mission supérieure, quelque chose qui vous fait plaisir. Qui vous plait vraiment. Et vous vous remettrez tout seul en difficulté, face à d’autres marches à gravir. Parce que vous aurez déjà appris à apprendre. Vous aurez déjà appris à franchir les étapes de la vie et que cela vous aura déjà apporté beaucoup de bonheur. Alors, vous voudrez recommencer. Et dans deux ans, six mois, dix ans, un jour, et bien, votre être profond évoluera encore et vous retrouverez à nouveau encore plus de plénitude. Et ça sera comme votre deuxième réincarnation dans cette même existence. Et ça sera comme ça, sans fin, toute votre existence. Tenez, moi, j’en suis déjà à ma troisième réincarnation dans cette même vie. Et j’avance gentiment vers la quatrième. Quand on a commencé à se dépasser soi-même, on y prend gout et c’est plaisant à vivre. C’est comme le bonheur, c’est pas un endroit du monde, c’est pas un état fixe, c’est un chemin, une route, quelque chose qui est plaisant au quotidien parce qu’on avance. Le bonheur, ce n’est pas la destination, c’est le voyage.

Alors, vous devez sentir maintenant que c’est prêt en vous. Ça remue un peu vos orteils depuis trois ou quatre minutes, vous avez remarqué ? Parce qu’à l’intérieur de vous, ça a pris l’information, ça a compris et ça commence à trépigner en se disant : « Alors ! Qu’est-ce qu’on attend ? On y va là, maintenant ! » Et bien, laissez faire ! C’est comme lorsque l’on a bien mangé, on sent que ça y est, c’est fini, on a le ventre plein, c’est rempli, on a fait ce qu’il fallait. On se détend, on s’étend, on bouge les orteils, on remue les oreilles et le bout du nez et on se réoriente bien ici et maintenant.

Vous avez le droit d’oublier tout ce que je viens de dire. Non ! Je plaisante ! Je vous laisse retrouver votre esprit conscient, tranquillement. Et pis, voilà. La musique s’en va aussi, tranquillement. Parce que sinon, vous allez rester endormi, là. Et pour la suite, vous savez ce qu’il disait le philosophe, Alexandre Dumas : « On ne vit pas de ce que l’on mange, mais de ce que l’on digère. » Cela veut dire que tout ça va se mettre en place, tranquillement en vous. Et que vous n’avez rien d’autre à faire que de chercher une bonne situation pour laisser agir votre plus grand Vous et profiter avec plaisir de tout cela.

Je vous remercie.