Phobie de l’araignée

Hypnose
Textes
Published

May 13, 2012

(Auparavant il faut faire des métaphores permettant de neutraliser le besoin de contrôle)

Vous vous endormez et pendant votre sommeil vous entendez une voix et vous sentez une main qui touche la vôtre et la voix vous dit : « viens, viens ».

Vous ouvrez les yeux mais dans l’obscurité vous ne voyez rien. « Viens, viens ».

Et vos yeux s’habituent à l’obscurité et vous voyez. C’est comme un petit lutin. Il vous dit : « Viens, viens on a besoin de toi, tu sais ».

Et vous lui dites : « Que veux-tu ? »

« Je t’expliquerai en route. Viens, viens. »

Il a l’air tellement gentil que vous vous levez et que vous le suivez et il vous emmène et il vous dirige vers un arbre avec un miroir et chose incroyable il passe à travers le miroir et vous emmène avec lui. Vous êtes maintenant derrière le miroir.

« Mais ou suis-je ? »

« He bien nous sommes dans la quatrième dimension ! Ah, tu verras, ici, on peut tout faire.

On peut tout voir. On a besoin de toi. Viens je t’en prie. »

Et il vous emmène à travers monts et vallées, bois et clairières. Et puis vous arrivez sur une colline et il y a une maison et vous voyez une petite fille qui pleure.

« Toi, tu vas pouvoir l’aider. » vous dit le Lutin.

« Ok j‘y vais. »

Vous descendez et vous vous asseyez à côté d’elle.

« Qu’est-ce qu’il t’arrive petite fille ? »

« J’ai tellement peur. »

« Mais tellement peur de quoi ? »

« J’ai peur de l’araignée. Ca me fait tellement peur. » « Mais tu es sûre qu’elle est méchante ? »

« Je ne sais pas. Elle me fait tellement peur. »

« Ecoute. Tu sais on va voir, j’ai des lunettes magiques si tu les mets tu verras tout. » « Tu crois ? »

« Oui, oui je crois. Mets-les. On va l’attendre. »

« Tu restes avec moi ? »

« Je reste avec toi. »

La petite fille met les lunettes et puis l’araignée arrive.

« Elle est là. »

« Oui et elle est comment ? »

« Ben on dirait qu’elle pleure. »

« Ha bon et pourquoi elle pleure ? »

« Ben je ne sais pas. »

« Ben demande-lui. »

« Pourquoi pleures-tu araignée ? »

« Je pleure parce que déjà que c’est triste d’être moche, mais en plus, chaque fois que je passe, une petite fille crie, histoire de bien me faire comprendre que je suis vraiment très moche. Je ne lui demande pas de m’aimer mais si seulement elle pouvait arrêter de crier quand je passe ça me rendrait moins triste. »

« Elle n’a pas l’air méchante. »

« Ben non, elle pleure. Demande-lui si elle est gentille. »

« Est-ce que tu es gentille araignée ? »

« Oui, je suis gentille, simplement je suis moche mais si tu pouvais t’arrêter de pleurer s’il te plaît. Je ne te demande pas de m’aimer mais dis moi bonjour, cela me suffira. »

« Demande-lui comment elle s’appelle. » « Tu t’appelles comment araignée ? »

« Je m’appelle Betty. Si tu me disais « bonjour Betty » je serai contente et je ne pleurerai plus. »

« Bonjour Betty. Quand on se recroisera on se dira bonjour. D’accord ? »

Et là elle s’en va. Vous récupérez les lunettes, et vous dites à la petite fille :

« Tu vois, finalement elle était gentille, Betty. »

« Oui, je n’imaginais pas mais c’est vrai qu’elle est gentille. Merci. »

« Oh, de rien. Je m’en vais ? »

« Oui, tu peux t’en aller. Je lui dirai bonjour pour toi. »

Et puis alors que vous partez la petite fille vous rappelle et vous dit :

« Merci ! Et en plus quand je serai grande, je ferais comme toi, les petites filles qui ont peur des araignées, je leur expliquerais qu’elles sont gentilles. »

(Avec cette forme de thérapie, on transforme le patient en thérapeute. Il y a un double lien.)