Ho’oponopono
Ho’oponopono - terme hawaïen qui signifie rectifier l’erreur, rendre droit, corriger – permet à ceux qui le souhaitent de prendre leur responsabilité dans toute souffrance, la leur et aussi celle des autres.
Contrairement à tout ce qui est proposé dans bien des secteurs du développement personnel, Ho’oponopono invite à considérer le mental comme parfait, mais limité à ne servir qu’un maître. Ou bien il sert les mémoires de souffrance qui répètent les problèmes à l’infini et que nous retrouvons d’ailleurs la plupart du temps d’une vie à l’autre, ou bien il sert l’Inspiration Divine. C’est l’un ou l’autre, mais cela ne peut être les deux. Car aussi longtemps que les mémoires de souffrance ne sont pas neutralisées, elles nous mènent par le bout du nez en attirant à nous de façon incessante des situations douloureuses, parfois même dramatiques.
Chacun de nous a fait le choix de venir sur terre de si nombreuses fois que nul ne peut conserver une mémoire intacte de ce qu’il a vécu au cours de l’ensemble de ses vies. Dans ces conditions, il est bien difficile d’imaginer remonter à l’origine de nos souffrances et traumatismes actuels. Une recherche intellectuelle ne sous serait d’aucun secours et certaines questions resteraient probablement sans réponse : pourquoi, comment, à quelle époque, dans quelles circonstances, avec qui, etc., etc.
Accepter l’idée que nous sommes responsables de tout ce qui apparaît sur l’écran de notre vie nous aide à ne plus nous poser en victimes, et notamment à reconnaître que nous attirons à nous les situations et personnes compatibles avec notre nécessaire évolution.
L’effet miroir que joue l’entourage revient à dire que ce qui est erroné en l’autre existe aussi en soi. C’est pour cette seule raison que nous éprouvons des sentiments inconfortables. Si donc une personne provoque en moi aversion, gêne, culpabilité, doute, peur, colère ou trahison, alors je me trouve en présence de mémoires communes que l’autre en réalité ne fait que réveiller en moi.
Deux directions s’offrent alors : se considérer comme victime et attendre que l’autre change… mais s’il n’y est pas prêt ou s’il n’en a pas le moindre désir, la situation risque bien de s’éterniser ! L’autre option consiste à prendre la lumineuse décision de nettoyer ces fameuses mémoires communes.
L’objectif est d’être en paix avec soi et non de guérir qui que ce soit… à part soi-même !
Voici les 4 étapes de Ho’oponopono, version que je qualifie de « longue ». Ces mots s’adressent à l’âme de notre interlocuteur, mais avec pour unique objectif de nettoyer au-dedans de nous-mêmes nos mémoires de souffrance personnelles :
- Je suis désolé(e), pardonne-moi d’avoir contribué à créer des déséquilibres en toi.
Par ces mots, nous reconnaissons humblement qu’au cours de l’une ou l’autre de nos vies, nous avons pu – intentionnellement ou non – porter préjudice à cette personne et la plonger dans les souffrances qu’elle connaît encore aujourd’hui. Il est inutile de définir de quels déséquilibres il est question. En effet, une trop grande précision risquerait de limiter le nettoyage à un petit nombre de souffrances… alors que si nous restons évasifs, la purification sera beaucoup plus large et englobera des points dont on n’a peut-être pas encore pris conscience mais qui sont pourtant bien présents, comme attendant le meilleur moment pour faire surface.
- Je demande au Divin (à l’Univers etc.) d’annuler nos mémoires communes.
Il n’est du ressort d’aucun de nous de nettoyer de telles mémoires. Seules les Forces d’Amour régissant l’Univers sont aptes à les neutraliser jusqu’à disparition complète.
- Je t’aime
Il ne s’agit pas du je t’aime que l’on se dit entre amoureux. Ce je t’aime fait référence à l’Amour Universel, apte à transmuter l’énergie bloquée en une énergie circulante. Ce je t’aime, c’est l’Amour Divin en action de guérison.
- Je te remercie
Là encore, nous ne sommes pas dans un remerciement conventionnel ou de politesse, mais dans la gratitude. Gratitude pour l’occasion qui nous est donnée de détecter des mémoires de souffrance, gratitude pour le choix que nous avons de nous en libérer… plutôt que de repartir, à l’issue de notre voyage terrestre, avec ces tourments intacts et dont nous devrons bien un jour nous occuper.
Pour recourir à la version intégrale, il suffit de nommer la personne avec qui l’on souhaite faire Ho’oponopono. Par exemple :
Pierre, je suis désolé(e), pardonne-moi d’avoir contribué à créer des déséquilibres en toi. Je demande au Divin (à l’Univers, à l’Amour Universel etc.) d’annuler nos mémoires communes. Je t’aime et je te remercie.
Quand on sait que chacune des 4 étapes contient la totalité du processus de purification, on peut alors choisir une version plus courte :
Pierre, je suis désolé(e), pardonne-moi, je t’aime.
Ou encore :
Pierre, je t’aime.
Le plus important ne réside pas dans le choix des mots, mais dans la conscience qu’on y met et la lenteur avec laquelle on les prononce.
Lorsque nous évoquons Ho’oponopono dans une consultation, nous proposons toujours d’élaborer 3 listes. Sur la première, nous pouvons noter le nom des personnes avec qui nous sentons avoir à pratiquer Ho’oponopono. Cette liste se compose des noms de nos proches ou de personnes rencontrées depuis notre plus jeune âge et qui ont suscité des émotions douloureuses ou laissé des traces pas toujours bien confortables : parents, frères et sœurs, grands-parents, oncles, tantes, cousins, camarades de classe, instituteurs, enseignants, collègues, fournisseurs, supérieurs hiérarchiques, amoureux, enfants, voisins etc. On peut bien sûr ressentir le besoin ou l’envie de pratiquer Ho’oponopono avec tous les autres, ceux avec lesquels nous n’avons pas éprouvé de difficulté particulière.
Elargir la pratique de Ho’oponopono à des groupes constitue une autre approche. C’est ce que j’appelle « le tir groupé ». Cela concerne celles et ceux dont nous entendons parler mais que nous ne connaissons pas personnellement. Voici donc la 2ème liste.
Il est intéressant de noter qu’au niveau de nos personnalités, nous ne sommes en relation qu’avec une infime partie des êtres actuellement incarnés sur terre. Mais nos âmes le savent, quand bien même nous n’en gardons aucune trace consciente, nous avons tous eu de multiples occasions de nous « frotter les uns aux autres » à un moment ou à un autre de notre histoire globale, au cours de l’une ou l’autre de nos vies, et ce avec la très grande majorité des êtres incarnés en même temps que nous sur notre planète. C’est pourquoi il devient possible et utile de faire Ho’oponopono avec des personnes qui, a priori, nous sont totalement étrangères et que nous n’avons jamais rencontrées.
Par exemple, lorsque je rentre dans un magasin, je fais un « tir groupé ». Je m’adresse alors aux clients du magasin, au personnel et aux fournisseurs et je leur dis : « A vous tous, je suis désolée, pardonnez-moi, je vous aime ! ».
Si vous êtes sensible aux animaux, vous pouvez, dans le secret de votre cœur, vous adresser à chacun d’eux : « A chacun de vous les animaux, je suis désolé(e), pardonnez-moi, je vous aime ! ». Vous pouvez préférer : « A la faune et à la flore sous-marines et terrestres, je suis désolé(e), pardonnez-moi, je vous aime ! ».
N’hésitez pas à vous concentrer sur ceux qui éveillent en vous une affinité particulière. Si vous vous sentez irrésistiblement attiré par les éléphants, les baleines et les dauphins, les ours polaires, les animaux élevés en batterie, les insectes, les chevaux ou toute autre famille animale, prononcez lentement les phrases magiques… version longue ou version courte, peu importe !
Lorsque vous montez en voiture, vous pouvez dire : « A tous ceux que je vais croiser à l’aller comme au retour, je suis désolé(e), pardonnez moi, je vous aime ! »
Si le sort de la nature vous préoccupe, sans doute serez-vous heureux de participer activement à un meilleur équilibre : « Forêts, océans et rivières, montagnes et campagnes, je suis désolée, pardonnez-moi, je vous aime ! ». Plus globalement, Gaïa réceptionnera votre message d’amour et de compassion et le transmettra là où les besoins sont pressants : « Gaïa, je suis désolé(e), pardonne-moi, je t’aime ! ».
Puisque Ho’oponopono s’adresse à l’âme et non à la personnalité, n’oublions pas ceux, humains ou animaux, que nous avons aimés et qui sont déjà de l’autre côté du voile. Ils réceptionneront le message et pour ceux d’entre eux qui hésitent à aller vers la Lumière, cela pourrait même les y aider.
Ce processus de purification de l’énergie se révèle très utile pour également transformer en nous ce qui a besoin de l’être. Ces mémoires personnelles, on peut les lister sur une seconde feuille. Voici quelques exemples : ce qui entrave la confiance en moi ; ce qui m’empêche de m’aimer (ou de me respecter) ; le réflexe de confier aux autres le soin de me valoriser ; une peur ou une angoisse ; le sentiment de ne pas être à la hauteur ; l’addiction à la drogue, à l’alcool ou aux jeux vidéo ; la jalousie ; le réflexe de donner la priorité aux autres, de ressasser les difficultés, de se soumettre à la manipulation etc.
La formule des tirs groupés peut nous aider à soulager nos ancêtres tout en nettoyant nos propres mémoires de souffrance. Voilà une excellente façon d’aider à l’élévation de ceux qui nous ont précédés dans nos deux lignées, et de désengorger les mémoires héritées de générations en génération. Il suffit de nous adresser à eux :
Mes ancêtres, je suis désolée, pardonnez-moi, je vous aime !
La 3ème liste concerne les mémoires personnelles que nous aurions envie de neutraliser. Dans cette liste, il est important de ne jamais faire de tir groupé ! Voici la formule version courte :
Je prends la responsabilité de ce qui entrave la confiance en moi, et je me pardonne.
Pour la version intégrale, ajouter simplement :
Je demande au Divin (à l’Univers etc.) d’annuler les mémoires qui en sont responsables.
Déséquilibre et souffrance, tout peut se résoudre avec Ho’oponopono, et sur tous les plans. On peut aussi agir sur les maux physiques : angine, bras cassé, cancer, leucémie etc. Pour cela, on a le choix entre deux formules. Soit l’on considère la pathologie :
Je prends la responsabilité de cette angine (de cette fracture ou entorse, de ce cancer, de la leucémie) et je me pardonne. Je demande au Divin d’annuler les mémoires qui en sont responsables.
Soit on s’adresse à la partie du corps en souffrance :
Ma gorge (mon bras, mon estomac, mon sang), je suis désolé(e), pardonne-moi, je t’aime !
Cette démarche consciente ne se substitue évidemment pas aux traitements médicaux dont le corps peut avoir besoin pour recouvrer la santé. Elle offre cependant un nettoyage approfondi des causes qui sous-tendent la pathologie que l’on a laissé se cristalliser dans nos cellules.
Ce procédé donne d’excellents résultats car lorsque le Divin agit, Il ne peut échouer. Or, c’est à Lui en réalité que nous confions la tâche de neutraliser les mémoires de souffrance que tous, nous traînons en nous comme des boulets depuis la nuit des temps.
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Nombreux sont ceux qui, investis dans une démarche personnelle de qualité, ne peuvent ni ne veulent plus se contenter d’assister, impuissants, à la souffrance qui ravage la Terre et ses habitants. Régulièrement la question se pose :
« Comment me mettre au service de l’Univers ? Que faire pour apporter ma petite pierre à l’édifice ? Œuvrer à ma propre transformation ne me suffit plus. A présent je le sais, je suis responsable de ce que je vis. Ce regard nouveau m’aide à transformer les difficultés que j’attire à moi. Mais j’aspire aussi à soulager les autres et je ne sais pas comment. »
Qui, mieux que chacun de nous, peut apporter son aide à ceux qui souffrent des maux que nous avons-nous-mêmes connus - ou que nous connaissons encore ? Que faire pour rejoindre les milliards de personnes convaincues que la souffrance est inéluctable ?
Si nous le désirons, tournons-nous au-dedans de nous-mêmes. Identifions les différentes zones d’ombre - de souffrance - qu’au fil du temps nous avons mises en lumière et avec lesquelles désormais nous nous sentons en paix, ou qui sont encore en cours de transformation. En pensant à ceux qui, sur terre, connaissent des maux de même nature et traversent les mêmes tempêtes, prononçons les phrases magiques de Ho’oponopono :
A chacun de vous, je suis désolé(e), pardonnez-moi d’avoir contribué à créer ces déséquilibres en vous. Je demande au Divin d’annuler nos mémoires communes. Je vous aime et je vous remercie.
Ou, pour un résultat identique, dites-leur simplement :
A vous tous, je suis désolé(e), pardonnez-moi, je vous aime.
Nos expériences cumulées, à tous, couvrent la très large palette des tourments que l’homme peut éprouver.
Avons-nous une idée de l’impact d’une telle Energie de Guérison déferlant sur chacun de nous, sur l’Humanité ? En toute simplicité, demandons humblement pardon à ceux qui se débattent dans les difficultés que nous avons connues ou qui nous ennuient encore, puis demandons au Divin d’annuler nos mémoires communes.
Cette approche est une des plus belles qui soit. Elle permet de neutraliser les mémoires que nous avons le triste privilège de partager à plusieurs. Avec Ho’oponopono, le nettoyage s’opère en profondeur et les résultats sont tangibles.
Prendre ainsi notre pleine et entière responsabilité dans toute forme de souffrance, avec pour seule intention d’inonder de sérénité et de lumière tout être vivant… ne serait-ce pas, là, le plus bel acte d’amour ?
Avec Ho’oponopono, seul compte le désir de purifier nos mémoires personnelles, mémoires révélées par la souffrance de ceux qui nous entourent ou dont nous entendons parler. Nous concentrer sur notre propre guérison, voilà la plus lumineuse contribution à la Guérison Universelle !
A tout instant du jour ou de la nuit, nettoyons, nettoyons, nettoyons. Les mémoires sont constituées de nos expériences, passées ou présentes. Elles cristallisent ce qui, dans notre parcours, n’a pas été harmonieux et aurait laissé de douloureux stigmates. Quant aux croyances, elles nous parlent de notre système de pensée. Entre ce que nous prenons pour vrai et qui découle de nos expériences personnelles, les croyances héritées de la famille ou celles qui nous sont inculquées par les systèmes religieux ou par nos cultures respectives, il ne reste plus beaucoup de place pour en créer de nouvelles… plus conformes à nos aspirations et à la Réalité dont nous sommes porteurs, sur le plan individuel comme sur le plan collectif. Avec amour, chaque jour adressons-nous aux unes et aux autres :
Mes mémoires (mes croyances), je vous remercie de l’opportunité que vous m’offrez de vous libérer et de me libérer.
Ou plus simplement encore :
Mes mémoires et mes croyances, je vous aime !
Procéder à des fouilles approfondies pour démasquer les intrus ne servirait à rien et nous ferait perdre un temps précieux. Chercher à les identifier nous maintient dans une démarche mentale, démarche diamétralement opposée au lumineux processus de purification qu’est Ho’oponopono.
Rappelons-le, Ho’oponopono a pour unique objectif de nous guérir nous-mêmes en nous libérant de nos propres souffrances. Pratiquer Ho’oponopono avec pour seule motivation de soulager l’autre est une erreur et ne nous aide nullement à participer activement à notre propre guérison. Une telle pratique ne pourrait que nous donner bonne conscience !
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